Comment agir sur nos émotions grâce à la réflexologie plantaire : le psychisme dans nos pieds

Mis à jour : 30 avr. 2018

Retrouvez ici un article publié sur psychologies.com par Brice Caumont en partenariat avec Blissyou.fr


Psyché


Une émotion est un mouvement physiologique qui transporte d'un état à un autre et qui est en lien avec quelque chose que Je – avec un grand J – veux dire. Tout mouvement est fait par l'énergie qui le meut. L'émotion est à la fois un mouvement d'énergie et une information, elle se ressent dans le corps, induisant un changement d'état physiologique de celui-ci.


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Psyché dans les pieds

Le drame intervient dès lors que je – avec le petit j – me raconte une histoire avec ce mouvement et cette information, celle qui me conduira à refouler, ravaler, projeter contre l'autre, introjecter les émotions de l'autre les acceptant comme vraies pour moi, ruminer, interdire, exacerber, etc. Toutes les réactions que nous développons pour nous empêcher de vivre ce mouvement naturel sont immanquablement liées à l'histoire personnelle, aux croyances et aux jugements que nous avons adoptés vis-à-vis des émotions, et auxquels nous nous identifions. Il y a l'émotion, c'est à dire le fait, et ce que j'en fais, c'est à dire, le drame que je me raconte avec elle et auquel je m'identifie.


S'il n'est pas possible de changer l'émotion, il est possible de changer la réaction que nous opposons à l'émotion. En sortant du mode de réaction automatique, plus ou moins inconscient, nous pouvons apporter une réponse habile à la situation, car dès lors que nous sommes capables de voir l'émotion comme une information et non plus comme le drame que nous associons à celle-ci, il devient beaucoup plus simple de revenir au principe de réalité et de reposer les pieds sur terre. C'est le sens littéral du mot responsabilité, qui vient du vieux français : respondre avec habileté.


Une bonne psychothérapie devrait permettre de mettre à jour ces mécanismes et de les modifier. Or, dans nos sociétés, nous avons tendance à croire depuis bien trop longtemps, que le corps est séparé de l'esprit. Nous croyons que la conscience se loge dans le cerveau et que le corps doit être rejeté, contrôlé, maîtrisé, etc., au titre d'une mauvaise interprétation de Descartes lorsqu'il écrit, dans la 6ème partie du tome 1 du discours de la méthode, que l'homme puisse se rendre comme maître et possesseur de la nature. Il se lit surtout comme le pouvoir de maîtriser la nature en nous-mêmes, dans le sens de celui qui connaît son sujet. D'autant que dans le même passage, il fait clairement le lien entre l'esprit et le corps.


Du plus loin que les sources remontent, les médecines traditionnelles, qu'elle soit ayurvédique, chinoise, aristotélicienne, arabe, en passant par les traditions alchimiques, reposent toutes sur l'observation que l'homme est un tout en lien avec le Grand Tout qu'il l'entoure et qui le constitue. Elles reposent sur le paradigme d'unité universelle, qui induit la non-séparation entre le corps et l'esprit. Aujourd'hui nous utilisons le terme d'holistique pour résumer ceci.


Dans les pieds


La médecine traditionnelle chinoise, vieille de plusieurs milliers d'années, distingue la mémoire psychique et la mémoire somatique. Elles fonctionnent de manière coordonnée, comme nos deux jambes et enregistrent les expériences que nous vivons depuis notre conception, ainsi que les conclusions que nous en tirons. Elles les engramment dans le corps. Selon ce point de vue, le corps est lui-même une mémoire, celle qui lui permet de maintenir son organisation, ses fonctions et sa structure tout au long de la vie. Ces engrammes agissent à la manière de programmes informatiques qui fonctionnent toujours à l'arrière plan, impactant significativement, mais discrètement, la libre circulation de l'énergie à travers le corps. A la manière des bouchons dans un tuyau d'arrosage, ils entraînent surpressions et stagnations, perturbant le bon fonctionnement de l'organisme et du psychisme.


La médecine traditionnelle chinoise, associe les familles d'émotions principales aux organes principaux, à leur méridien, à leurs fonctions et à l'expression de ceux-ci. Ainsi la famille d'émotion de la colère et de ses dérivés est habituellement associée au Foie et au sens de la vue. Celle de la joie, au Cœur, au sens du toucher et à la parole. La famille des soucis, est associée à la Rate et au sens du goût. Celle de la tristesse, au Poumon et au sens de l'odorat. Enfin la famille de la peur et de ses dérivés est associée au Rein et au sens de l'ouïe.


Une réaction émotionnelle vive aura tendance à fatiguer l'organe et le vider de son énergie. Un refoulement de cette émotion le congestionnera et y provoquera au contraire un excès d'énergie. De fait, tout l'organisme sera ensuite touché de par le biais des interrelations dans l'économie interne des mouvements de l'énergie, gérés par ces organes.