L'archétype de la Victime

Mis à jour : 18 juil 2018

L’archétype est un concept de psychologie analytique développé par Carl Gustav Jung. Ce sont des processus psychiques indépendant du sujet et que l’on retrouve de façon universelle. Ils fonctionnent un peu comme des personnages indépendant ayant leur énergie et leur caractère propre, pouvant s’opposer à nos propres intentions parfois de façon très embarrassante. Il est possible de faire une analogie avec un programme informatique indispensable au bon fonctionnement du système d’exploitation, mais qui en perturbe le fonctionnement quand on n’en tient pas compte, particulièrement lorsque nous en ignorons son existence.


Carolyne Myss décrit dans Contrats Sacré, 4 principaux archétypes que nous retrouvons chez tous : La prostituée, l'enfant intérieur, la victime et le saboteur.


En tant qu’archétype, la Victime fonctionne comme le personnage principal du trio Bourreau-Victime-Sauveur. C’est celui à qui arrive tout les malheurs du Monde, de la Terre et de tous les environs de tous les Univers, par la faute de quelqu’un d’autre. Les rouages principaux de la Victime sont ceux de la culpabilité. Son discours tourne autour du : ‘c’est pas moi, c’est lui’ ; ou : c’est pas de ma faute, c’est à cause de ça, de ceci, de cela et encore de ceci et de cela. Elle joue également sur les mécanismes implicites du chantage affectif déguisé : 'si tu ne fais pas ça, c'est que tu ne m'aimes pas, alors que normalement tu devrais m'aimer, donc tu es le bourreau de mon cœur et c'est alors de ta faute si je me sens mal'.


L’intérêt de la victime est l’attention qu’elle requiert en se plaignant, en se déguisant en pauvre petite chose fragile qu’on ne respecte pas, pour obtenir quelque chose de façon implicite et indirecte. Elle est activé dans dès l’enfance dans toutes les situations d’injustice où nous avons été puni ou accusé injustement et incapable de s’opposer à l’adulte dont nous dépendions.

C'est pôôaaa d'ma faute !

Ce que cherche à obtenir la Victime, son intérêt caché, peut-être le renforcement de sa croyance qu’elle est victime et saboter toute tentative de ‘sauvetage’ de la part des personnes qui lui viendraient en aide.


La Victime se juge d’abord elle-même par mésestime de soi, s’imposant des exigences irréalisables de façon à se justifier qu’elle ne vaut rien, qu’elle n’est pas capable de, que de toute façon quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle pense, quoi qu’elle dise, ce sera pire, etc... Puis, sur cette base, par anticipation, elle juge les autres et en exige davantage. Elle sabotera toutes tentatives d’amélioration, qu'elle viennent d'elle-même ou de l'extérieur, parce que ce n’est pas assez ceci, ou trop cela. Cela lui donne le sentiment rassurant de contrôler la situation puisqu'elle en détermine le résultat à l'avance.


Elle n’hésitera pas à repeindre en bourreau ceux qui ont osé l’aider d’une façon autre que ce qu’elle exige. Elle se comporte alors en tyran.


La victime attendra d’aller mieux pour faire quelque chose qui lui permettra d’aller mieux. Il est facile de comprendre que ce raisonnement est absurde, il est néanmoins logique aux yeux de l’archétype de la victime.


La réaction de victime pourra être exacerbé sur l’activation des blessures de l’Enfant Intérieur.


Un autre aspect de la Victime est celle qui ne se plaint pas, mais qui fait confiance aveugle aux forces supérieures, à l'univers qui l'aime et qui la choie religieusement. La Victime, bien que cessant alors de blâmer les autres de ses malheurs en sortant de la relation exclusive au bourreau/persécuteur, continue de remettre son pouvoir sur sa vie à l'extérieur d'elle-même. Elle se met alors toujours dans des situations de Victime, mais privilégie sa relation au sauveur/bon samaritain, qui l'aidera toujours à sortir de sa situation, de manière gratuite, altruiste et aimante, selon elle.


Cet aspect de la Victime ne cesse de complimenter son entourage et de le couvrir d'éloge, comme on réciterait inlassablement un mantra. La mésestime de soi étant toujours le moteur de ce comportement, ses compliments et son infinie gratitude rabâchés sur tous les tons sur tous les toits, résonnent à l'oreille comme un mantra d’auto-persuasion dissonant pour ceux qui écoutent et comme un cri de ralliement pour les autres Victimes qui entretiennent cette même mésestime de soi.


En effet, ces dernières entendant ce qu'elles attendent, croiront volontiers le discours de gratitude à leur égard et en nourriront probablement une gratification égotique de restauration narcissique illusoire, croyant ainsi combler leur manque. Elles y reviendront tant qu'elles n'auront pas repris leur propre pouvoir sur elle-même. Cela donne un terreau fertile à une relation de co-dépendance.


L'archétype de la victime est le gardien de l’estime de Soi, et donc de notre pouvoir personnel et de notre capacité à poser sainement des limites saines entre Soi et non-Soi. Elle dispose en effet de qualité d’honnêteté et d’un profond sentiment de justice, mais d’un système de croyance erroné. L’aspect lumineux de la victime est la victoire.


C'est trop injuste, beaucoup trop injuste, vraiment, vraiment, vraiment beaucoup top injuste.

Caliméro est particulièrement un avatar contemporain de cet archétype. Il porte un morceau de sa coquille d’œuf sur la tête, en souvenir de sa naissance où il a été rejeté par sa mère-poule parce qu'il était noir, le vilain petit poussin. Elle symbolise la relation impensable et impossible. La coquille qui le protège, l'empêche également d'entrer symboliquement en contact avec les forces supérieur. Son baluchon, symbolise le poids des valises inconscientes qu'il traîne toujours avec lui.


L'archétype de la victime se croit seule au monde et ne parle que d'elle et de ses histoires. Dans une conversation elle ne se parle qu'à elle-même, car l'autre n'existe pas en tant qu'autre, mais en tant source d'attention.


Initialement, avant d'être un dessin animé, Caliméro est un personnage publicitaire pour une lessive. Elle le rendait jaune. Le jaune est considéré par certain comme une couleur de pouvoir, d'action, d'estime de Soi, de réussite... Le message est donc de nettoyer son archétype de la victime de toutes les histoires noires qu'elle se traîne et qui l'alourdisse pour qu'elle puisse briller, auréolé de ses victoires, tant les petites que les grandes.

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Brice Caumont

Maître-Enseignant de Reiki

Membre de

la Fédération Française de Réflexologie et de la Fédération Francophone des Praticiens et Enseignants en Réflexologie

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