Des écueils de la méditation

Mis à jour : 18 août 2018

Méditation désigne à la fois l'action de méditer, le moyen qui y conduit et le fruit de son apport. Méditer vient du verbe latin meditari et peut être entendu de deux façons :


- dans un sens d'action il renvoie au fait de réfléchir, comme développer une pensée, préparer un discours, préméditer une action, approfondir un sujet ou spéculer.


- dans un sens d'état il renvoie au fait de contempler, se concentrer, se recueillir.


En latin, moyen se dit medium – qui contient la même racine que meditari – et medium se traduit également par milieu. Je regarde donc la méditation comme le moyen de se mettre au milieu – d'une réflexion, d'une pré-méditation, d'une spéculation, d'une contemplation, d'un recueillement etc.


L'apport de ces méditations est un nouvel état, une nouvelle situation, un nouveau point de vu, une nouvelle conscience. La méditation désigne à la fois le processus, le moyen utilisé, et l'état dans lequel elle nous transporte.


Il est important de comprendre l'approche japonaise du travail avec l'énergie où les centres d'énergies sont appelés hara et ne reposent pas sur le système en sept chakras inspiré de la médecine ayurvédique de l'Inde – médecine vient du latin medicus, lui aussi de la famille de medium, la médecine est alors un moyen de se mettre au milieu de la bonne santé.


Néanmoins, certains écueils méritent d'être cités afin de les reconnaître et pouvoir les dépasser quand ils se présentent :



L'art de méditer, l'écueil des clichés

Il est possible de développer une exigence de bien faire, tout en se persuadant qu'on ne fait pas assez bien, qu'on n'a pas la bonne position, qu'on n'est pas assez immobile, qu'on ne s'y prend pas au bon moment, qu'on n'arrive pas à chasser des idées qui en deviennent de plus en plus envahissantes, qu'on n'arrive pas à assez bien respirer par le nez tout en demeurant en apnée tout en gardant les yeux entre ouverts et fermés regardant le vide sans rien regarder, qu'on n'arrive pas assez à ignorer la démangeaison du bout du nez ou la douleur du dos qui s'intensifie, etc. Ces croyances ont tendances à renforcer la mésestime de soi, induire un sentiment de culpabilité et de découragement. D'autant plus qu'elles reposent trop souvent sur des injonctions contradictoires et des idées erronées sur ce que vous êtes en train de faire. En tant qu'état, la méditation n'a pas besoin d'être contrainte dans une position figée.


Une autre version de cet exigence est le développement d'un sentiment de surestime de soi et de supériorité car, en méditant, on pratique une spiritualité qui nous distingue du commun des mortel...


Des émotions difficiles qui étaient plus ou moins refoulées dans l'inconscient peuvent profiter de l'espace de calme et de silence intérieur ouvert par l'état méditatif pour remonter et se libérer. Si cela est plutôt bienvenu, il peut arriver d'être submerger par la vague, comme à Fukushima et avoir du mal à s'en remettre seul... Il est alors important de lasser passer la vague, quitte à se faire accompagner si cela est nécessaire.


Un autre piège est inhérent à chacun des outils que nous utilisons, c'est à dire de l'utiliser pour tout le contraire de ce pourquoi il est fait. En effet, il est tout aussi possible d'utiliser la méditation pour refouler ses émotions, en cherchant à les apaiser à tous prix au lieu d'en prendre conscience...


Il peut être difficile de bien revenir dans son corps et dans le présent après la méditation, avec un sentiment désagréable de déconnexion et de flottement qui se prolonge trop longtemps et qui peine à se dissiper.


Enfin, peu en importe l'objet, l’addiction est une attitude, un comportement, que ce soit le LSD, la cigarette, le sucre ou la méditation sur lequel celle-ci se fixe. Assurez-vous que méditer n'est pas une fuite de la réalité, vous permettant de construire un espace de paix artificiel, exactement comme n'importe quelle drogue.


Ces points sont, somme toute, une amplification de certains traits de caractère universels qu'il est commun et commode de nommer : EGO.


Ego, en latin, comme en grec, est la première personne du verbe être, ego = je suis. Par extension, l'ego désigne tout ce à quoi je m'identifie, c'est un peu la carte d'identité : je suis ceci, je ne suis pas cela, j'aime ceci, etc... Méditer permet de voir l'ego en action et de s'en détacher.


Méditer = allumer la lumière au dedans de soi et voir ce qui s'y passe



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Brice Caumont

Maître-Enseignant de Reiki

Membre de

la Fédération Française de Réflexologie et de la Fédération Francophone des Praticiens et Enseignants en Réflexologie

Annuaire des Réflexologues
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